La financiarisation et l’économie bleue
Une série sur le financement de la conservation
Le financement de la conservation est devenu un outil dominant pour tenter de lutter contre la crise climatique et pour inverser la perte de la biodiversité. Son essor est important pour la pêche maritime car il s’agit d’une composante centrale du concept de « l’économie bleue ». Et si ses partisans en présentent une vision ambitieuse, il est difficile d’en comprendre le jargon ; un besoin urgent de transparence s’impose.
Un déficit de 700 milliards $ pour le financement de la biodiversité ?
Sur la base d'un rapport intitulé « Financing Nature » publié en 2020, le déficit de financement a été estimé à 700 milliards de dollars dans l'objectif D de l'accord de Kunming-Montréal. Prenant l'exemple de la pêche et de la conservation des océans, cet article montre que ce chiffre s'appuie sur des calculs et des hypothèses très contestables.
Privatisation de zones sans le consentement de ses habitants
Dans cette interview, Eva Martinez, avocate équatorienne spécialisée dans les droits humains et le genre, travaillant au Centro de Derechos Económicos y Sociales (CDES), discute des implications du rééchelonnement de la dette des îles Galápagos pour les communautés et explique la plainte déposée par eux et d'autres OSC contre l’accord.
L'échange dette-océan du Gabon : répercussions sur la gouvernance
TNC a convenu d'un échange dette-océan avec le Gabon, impliquant une dette d'une valeur de 500 millions de dollars. En échange, le Gabon s'engage à protéger 30 % de l'océan. Nous explorons les problèmes posés par cet accord en termes de justice de la dette et de gouvernance des océans, et ses implications pour les communautés côtières.
100 milliards de dette pour sauver la nature, mais à quelles fins ?
Main dans la main avec les géants de la finance, ces ONG jouissent d’un droit de regard croissant sur la gestion ressources naturelles des pays débiteurs, qui voient leur souveraineté s'éroder. Face à l’ influence grandissante des intérêts financiers américains, il est impératif de protéger les droits des communautés locales, y compris la pêche artisanale.

Les stocks de petits pélagiques sont partagés entre les Etats d’Afrique de l’Ouest, alors même que leur gestion demeure largement nationale. Une gestion régionale renforcée ne relève pas seulement de meilleures politiques ou d’une coopération volontaire : elle découle également d’obligations existantes en vertu du droit international. Celles-ci imposent aux États côtiers de préserver les stocks partagés, de coopérer sur des questions telles que la capacité de pêche et l’attribution des droits d’accès, de mettre en œuvre les mesures convenues et de se demander mutuellement des comptes lorsque des décisions nationales portent atteinte à une ressource partagée. S’appuyant sur des exemples récents en Afrique de l’Ouest, l’article montre pourquoi une gouvernance régionale efficace est indispensable à la réussite des efforts nationaux de conservation.