Le marché européen des produits de la mer est l'un des plus grands et des plus lucratifs au monde.
Les politiques de l'UE en matière de commerce et d'importation, comme les APE et le SPG, entre autres, ont un impact sur les systèmes de production alimentaire en Afrique.
L'actuelle stratégie "de la ferme à la table" (Farm to Fork, F2F) de l'UE, qui cherche à utiliser sa coopération internationale pour construire des systèmes alimentaires mondiaux durables, néglige pratiquement toute la production de fruits de mer en général et n'accorde aucune attention au rôle des pêcheurs artisanaux dans les systèmes alimentaires durables en Afrique ni à leur contribution à l'éradication de la pauvreté.
« Reconnaissant les contributions importantes de la pêche artisanale et à petite échelle à l’emploi, au revenu et à la sécurité alimentaire, les États devraient protéger de manière appropriée les droits [...], à des moyens de subsistance sûrs et justes, ainsi qu’à un accès préférentiel [...] aux zones et ressources de pêche traditionnelles”. »
QUe faisons-nous ?
Nous surveillons les politiques commerciales et d'importation de l'UE qui ont un impact sur les moyens de subsistance des communautés de pêche artisanale en Afrique ;
Nous sensibilisons au rôle de la pêche artisanale africaine pour assurer la sécurité alimentaire de leurs communautés et de leur région ; et
Nous nous efforçons d'offrir un espace de dialogue entre ces parties prenantes et les décideurs de l'UE.
EU FOOD POLICY COALITION
Nous venons de rejoindre ce réseau de la société civile et d'organisations travaillant à l'amélioration et à la promotion de systèmes alimentaires durables au niveau de l'UE.

Les stocks de petits pélagiques sont partagés entre les Etats d’Afrique de l’Ouest, alors même que leur gestion demeure largement nationale. Une gestion régionale renforcée ne relève pas seulement de meilleures politiques ou d’une coopération volontaire : elle découle également d’obligations existantes en vertu du droit international. Celles-ci imposent aux États côtiers de préserver les stocks partagés, de coopérer sur des questions telles que la capacité de pêche et l’attribution des droits d’accès, de mettre en œuvre les mesures convenues et de se demander mutuellement des comptes lorsque des décisions nationales portent atteinte à une ressource partagée. S’appuyant sur des exemples récents en Afrique de l’Ouest, l’article montre pourquoi une gouvernance régionale efficace est indispensable à la réussite des efforts nationaux de conservation.