Cet article examine l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations entre la Mauritanie et l'UE concernant un nouvel accord de pêche, qui semblent porter principalement sur l'accès des flottes européennes aux eaux mauritaniennes et sur la contribution financière de l'UE. Alors que la Commission prépare sa « Vision 2040 » pour la pêche et l'aquaculture, l'autrice estime que les négociations devraient également porter sur la gestion durable de la pêche et les avantages pour les communautées de pêche artisanale mauritaniennes.
Le poisson se raréfie sur les tables africaines, tandis que les eaux du continent continuent d’approvisionner les marchés internationaux. Alors que l’UE prépare sa future stratégie extérieure dans le domaine de la pêche, la prochaine génération d’APPD peut contribuer à relever ce défi. Leur impact sur la sécurité alimentaire devrait se mesurer à une question simple : permettent-ils à davantage de poisson durable d’atteindre les consommateurs locaux, en bon état et à prix abordable ?
La relance du Cadre stratégique mondial (SSF-GSF) peut contribuer à accélérer la mise en œuvre des Directives sur la pêche artisanale. Mais, en Afrique, il ne sera utile que s’il s’appuie sur les organisations représentatives et les cadres régionaux déjà existants, au lieu de créer une nouvelle architecture parallèle.
À l'occasion de la 37e session du comité des pêches de la FAO, plus de 21 organisations de la société civile et organisations de pêcheurs artisans, signataires de la déclaration, demandent à la FAO et à ses membres d'adopter des « systèmes alimentaires bleus » conformes à l'approche écosystémique et aux principes d'équité sociale, et d’éliminer progressivement l’utilisation de la farine et de l’huile de poisson dans les aliments destinés à l’aquaculture.
Présenté comme un moyen de protéger les informations présentant un caractère sensible, le recours aux accords de confidentialité dans les opérations d’échange de dette prive en pratique la société civile des pays concernés de son consentement libre, préalable et éclairé en faisant obstacle au débat sur les conditions de l’échange.
Les pêcheries artisanales représentent jusqu’à 50 % des captures de thon dans l’océan Indien, soulevant d’importantes questions concernant leur représentation et l’allocation de l’accès aux ressources halieutiques dans la région.
Lors de la 14e Conférence ministérielle de l'OMC à Yaoundé, les ministres ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les négociations sur les subventions à la pêche préjudiciables. Si l'accord «Fish 1» de 2025 marque une avancée, des inquiétudes persistent concernant les flottes industrielles, la surcapacité et les répercussions sur la pêche artisanale.
Bien que l'APPE entre l'UE et Maurice génère des retombées macroéconomiques mesurables, ces avantages restent largement invisibles pour les communautés de pêche artisanale. Les autrices mettent en avant le manque de transparence, l'impact limité sur le développement côtier, les problèmes de gouvernance et l'accès inéquitable aux ressources, et plaident en faveur d'un modèle de partenariat dans le domaine de la pêche plus inclusif et centré sur les communautés.

Les stocks de petits pélagiques sont partagés entre les Etats d’Afrique de l’Ouest, alors même que leur gestion demeure largement nationale. Une gestion régionale renforcée ne relève pas seulement de meilleures politiques ou d’une coopération volontaire : elle découle également d’obligations existantes en vertu du droit international. Celles-ci imposent aux États côtiers de préserver les stocks partagés, de coopérer sur des questions telles que la capacité de pêche et l’attribution des droits d’accès, de mettre en œuvre les mesures convenues et de se demander mutuellement des comptes lorsque des décisions nationales portent atteinte à une ressource partagée. S’appuyant sur des exemples récents en Afrique de l’Ouest, l’article montre pourquoi une gouvernance régionale efficace est indispensable à la réussite des efforts nationaux de conservation.