Francisco Mari (Pain pour le monde) passe en revue l'accord de l'OMC sur les subventions à la pêche, qui est récemment entré en vigueur. Il souligne les questions qui ne sont toujours pas résolues. L'auteur fait le point concernant les coûts et les opportunités pour les pays en développement, ainsi que l'impact sur la pêche artisanale
L’harmonisation régionale des périodes de fermeture de la pêche dans les zones du CPCO et de la CSRP ne doit pas se faire au détriment des communautés de pêche artisanale. Au contraire, CAPE appelle à prendre en compte les dimensions sociales et environnementales et à garantir la participation des communautés concernées.
Les communautés de pêche artisanale dépendent de la côte et des eaux côtières pour leur subsistance. De nombreux pays africains reconnaissent désormais le rôle de la pêche artisanale dans la réalisation des objectifs climatiques et de biodiversité. L'UE devrait soutenir cette démarche en renforçant l'accès prioritaire et en finançant la cogestion dans les eaux côtières.
Les APPD dormants ne doivent pas être considérés comme une mise à l'arrêt. Étant donné que l'accord-cadre est toujours en vigueur, il devrait être utilisé pour favoriser le dialogue entre les deux parties sur les questions scientifiques et la pêche durable. Les accords dormants peuvent également jouer un rôle dans le réseau régional des APPD, car ils peuvent contribuer à la surveillance et à la coordination de la recherche entre les pays. Enfin, ces accords peuvent également continuer à favoriser la cohérence entre les instruments de financement de l'UE.
CAPE appelle l’UE à aligner son budget 2028-2034 avec ses engagements en matière de développement durable et de gouvernance des océans. Le soutien à la pêche artisanale africaine doit passer par une gestion transparente des fonds et un partenariat inclusif et équitable.
À l'occasion de la 20e session du sous-comité de la FAO sur le commerce, plus de 19 organisations de la société civile et organisations de pêcheurs artisanaux, signataires de la déclaration, demandent à la FAO et à ses membres d'adopter des « systèmes alimentaires bleus » conformes à l'approche écosystémique, aux principes d'équité sociale et de bien-être animal, et de cesser de soutenir la production massive de produits de la mer par le biais de l'aquaculture industrielle en parc d'engraissement, sans tenir compte de l'environnement ni des communautés locales.
Dans ce document de position, CAPE contribue à la consultation publique de la Commission sur une stratégie de l'UE pour son action externe dans le domaine de la pêche. CAPE appelle à une stratégie qui examine la cohérence des politiques de développement, en mettant l'accent sur la sécurité alimentaire, la participation des parties prenantes et l'inclusion de garanties en matière de droits humains. CAPE se penche ensuite sur la cohérence des ressources proposées pour financer cette stratégie externe afin de garantir une action efficace.
La FAO et ses membres devraient veiller à garantir des règles commerciales équitables, à orienter les investissements vers des infrastructures et des services définis par les communautés, à reconnaître pleinement les contributions des femmes et des jeunes, et à accompagner chaque initiative de mesures contraignantes en matière de protection sociale et environnementale.

Le changement climatique transforme le paysage et l'environnement social des côtes africaines. Si les communautés de pêche artisanale sont les premières à subir les effets du changement climatique, elles développent également des solutions communautaires et fondées sur la nature pour s'adapter et renforcer leur résilience. Dans cet article, l'autrice passe en revue quelques exemples et formule des recommandations sur la manière dont l'UE peut soutenir ces initiatives.