La Coalition pour des accords de pêche équitables soutient l'Année internationale de la pêche et de l'aquaculture artisanales (IYAFA, dans son acronyme anglais), qui a été déclarée pour 2022 par l'Assemblée générale des Nations unies.
Nous souhaitons ainsi sensibiliser et attirer l'attention sur le rôle que les hommes et les femmes dans la pêche artisanale africaine jouent dans la sécurité alimentaire, la nutrition, l'éradication de la pauvreté et l'utilisation durable des ressources naturelles.
LA VISION
Un monde dans lequel les pêcheurs artisanaux, les pisciculteurs et les travailleurs de la pêche en Afrique sont pleinement reconnus et habilités à poursuivre leurs contributions au bien-être humain, aux systèmes alimentaires sains et à l'éradication de la pauvreté grâce à l'utilisation responsable et durable des ressources halieutiques et aquacoles.

Les stocks de petits pélagiques sont partagés entre les Etats d’Afrique de l’Ouest, alors même que leur gestion demeure largement nationale. Une gestion régionale renforcée ne relève pas seulement de meilleures politiques ou d’une coopération volontaire : elle découle également d’obligations existantes en vertu du droit international. Celles-ci imposent aux États côtiers de préserver les stocks partagés, de coopérer sur des questions telles que la capacité de pêche et l’attribution des droits d’accès, de mettre en œuvre les mesures convenues et de se demander mutuellement des comptes lorsque des décisions nationales portent atteinte à une ressource partagée. S’appuyant sur des exemples récents en Afrique de l’Ouest, l’article montre pourquoi une gouvernance régionale efficace est indispensable à la réussite des efforts nationaux de conservation.